Syrie: les enfants handicapés et mutilés par la guerre menacés d’exclusion.

L’année 2017 a été la plus meurtrière pour les enfants, dans ce conflit entamé il y a maintenant sept ans.

Un triste record. Selon un rapport publié ce lundi par l’Unicef, 2017 a été l’année la plus meurtrière pour les enfants syriens depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011. L’année dernière, 910 enfants ont en effet été tués dans ce conflit, et 361 blessés.
Hausse de 50% du nombre d’enfants tués

« En 2017, la violence aveugle et extrême a tué le plus grand nombre jamais connu d’enfants -50% de plus qu’en 2016 », a déploré le Fonds des Nations unies pour l’enfance, selon qui 2018 s’annonce encore plus sombre.

Comme le rappelle l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), près de 200 enfants ont été tués depuis février, dans l’offensive menée contre l’enclave rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas. Les enfants représentent en effet 20% des victimes de cette campagne lancée par le régime syrien le 18 février dernier.
Le traumatisme de la guerre

Dans son rapport, l’Unicef cite Sami, un enfant du sud de la Syrie aujourd’hui réfugié en Jordanie. « Je suis sorti jouer dans la neige avec mes cousins. Une bombe est tombée. J’ai vu les mains de mon cousin s’envoler devant mes yeux. J’ai perdu mes deux jambes », raconte-t-il.

Le traumatisme peut par ailleurs poursuivre les enfants blessés tout au long de leur vie, rappelle l’Unicef. Les enfants handicapés « font face au risque très réel d’être négligés et stigmatisés alors que le conflit se poursuit sans répit », souligne ainsi le directeur régional de l’Unicef, Geert Cappelaere. L’agence onusienne estime de fait qu’une génération entière d’enfants syriens se retrouve confrontée à la destruction psychologique engendrée par la guerre.

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